Chapitre 1.

.....
J'entends ses cris. Elle pleure. Et lui, il hurle comme chaque soir. Il hurle, enfin il essaie. Comme toujours, il rentre complètement ivre. Il l'a frappe. L'insulte. Je le sais. Moi, je ne sais pas où je suis. C'est sombre et froid. Je sais. Je reconnais. C'est ma cave. Même d'ici, je l'entend. Elle souffre, je le sais. J'essaie d'ouvrir ma porte, mais elle est vérouillée. Lui, mon père. Non. Ce n'est pas mon père. C'est un monstre, ou même pire. Il me dégoute. J'entends des pas c'est lui. Je me lève. Il ouvre la porte. Il est là devant moi, ses mains sont pleine de sang : il pleure. Maman. Qu'est-ce qu'il lui a fait ? J'ai une énorme douleur au coeur, mes jambes sont lourdes. Il est toujours devant moi. Je le pousse violement. Il tombe. Je m'en fou. Je cours. Je veux voir ma mère. Son corps est étendu sur le sol. Elle ne bouge plus. Je pleure. Je cris. Pas elle, non ce n'est pas possible. Je prends le téléphone et compose le numéro des Pompiers.
Ils sont là. Je suis encore paniqué. Elle n'a pas fait un seul mouvement depuis. Mon père est parti. Je suis resté seul. Seul avec ce corps. Celui de ma propre mère. Mes larmes coulent, impossible de les arrêter. Puis j'entends ces derniers mots :


« ...C'est fini. On est arrivé trop tard. »


Je mis quelques minutes avant de réagir. C'était vraiment fini ? Je ne pourrais plus parler à ma mère. Je ne verrais plus son sourire ? Ne l'entenderais plus rire ? Non ce n'est pas possible, ils se sont trompés. Les larmes commencent à couler. Ils mentent. Je cours vers son corps. Son visage... Elle est tellement blanche. Il y a du sang partout autour d'elle, mais je m'en fou. Je la secoue.

« Maman. C'est pas possible réveille toi ! Maman ! Tu ne peux pas me faire ça. Non ! T'as pas le droit de me laisser. Maman je t'en supplie. Putain. Aller réveilles toi. Maman. Je deviens quoi sans toi, moi ?. Maman aller arrête lève toi je t'en supplie. »


Tous, les pompiers et les gendarmes, me regardaient. Certains avec des larmes pleins les yeux. Je pus reconnaitre un des gendarmes. Il pleurait. C'était Xavier. Un ami de la famille. Il se dirigeait vers moi. Je pleurais, encore et toujours. Je n'arrive pas à me dire que je ne la verrais plus. C'est impossible. Il se trouvait en face de moi. Il ne savait pas quoi dire, je le sentais. Il rompa le silence. Sa voix était faible et enroué.

Xavier : Bill...je...je suis sincèrement....désolée.
Bill : J'vais devenir quoi ?! Comment je vais vivre sans elle. J'y arriverais pas Xav'.
Xavier : ..Je sais que ce n'est pas le moment.... Après ce que tu viens de vivre. Je ne sais pas comment te le dire. Bill...Tu vas être placé en foyer...


Je ne répondis même pas. En foyer ? Il y a à peine quelques heures, j'avais une famille. Ma mère. Et maintenant on me met en foyer ? C'est pas possible C'est un cauchemar, je vais me réveillé. Mes larmes coulaient de plus belle. Il me prit dans ses bras.
...
...
...

Suite à 5 coms.




# Posté le dimanche 17 février 2008 13:34
Modifié le dimanche 17 février 2008 16:47